On l'appelle Fleur de Lune, son teint n'est que soie
et dans l'aube qui perce les horizons magiques
son doigt me trace des rondes de joie.


Ses cheveux en jets d'eau, frôlent mes passions.
Son ceour, joli tambourin, s'enivre de parfums,
parfums de la chance, douceur du lavandin.


Sa bouche est sucre d'orge, rougeurs des embruns
qui s'enflamment dans les ocres du matin.


Quand le ciel explose ses feux brûlants de soleil,
l'ombre noire des oliviers la câline,
l'horloge babille les heures de ses réveils,
perché sur la table le temps la chagrine.


Fleur de Lune, si belle, se cache sous les draps,
laineuse, elle roule, petite boule,
sur mes genoux, mes bras, et derrière tous mes pas,
Fleur de Lune autour de moi s'enroule.


À ses yeux métalliques j'accroche mes rêves.
Amante de mes nuits noires, sans velours,
ses griffes d'acier, d'amour, sans faire la grève,
signent l'attente lente d'un nouveau jour.


Merci à Marine pour ce joli poème